Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 14:18

Beaucoup empruntent la ligne 8 Barlard/Créteil. Si tout le monde sait que Balard est le terminus, si certains y descendent (ou y montent , c’est selon…), combien de personnes savent qui est ce fameux Balard ? Ok les chimistes ne soufflaient pas !

 

Car Jérôme Antoine était chimiste, né en 1802 à Montpellier, il y suivi des études de pharmacien. Il fut professeur à la Sorbonne et au Collège de France.  

 

Il a, entre autre, découvert le Brome, un liquide rouge foncé assez malodorant (d’où son nom tiré du mot grec signinfiant "odeur repoussante" donné plus tard à ce que Balard avait d'abord nommé murine).

Balard découvrit ce nouveau corps en mélangeant du chlore à de l’algue. Après quelques manips, il se retrouva avec ce liquide dont on trouve l’utilité dans pas mal de domaines encore de nos jours :  les extincteurs, la photographie argentique, les pesticides, le lacrymogène…

    

Pour en savoir plus :

 http://mendeleiev.cyberscol.qc.ca/chimisterie/2001-2002/fontainet.html

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_J%C3%A9r%C3%B4me_Balard

 
et en anglais : http://www.answers.com/topic/antoine-j-r-me-balard?cat=technology

 

Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 12:04

Je ne sais pas si c’est à cause des affiches ENORMES, qui trônent un peu partout dans les gares, pour le film Sex in the city*, mais je suis d’humeur à parler shopping. Chose assez rare chez moi, ceci étant un sport que je n’aime pas trop pratiquer. Désolée, je ne vous livrerai pas ici les secrets de la collection métro printemps / été 2008.

 

J’avoue par contre que je trouve assez appréciable l’entrée massive depuis quelques années de « mini-centres commerciaux » au sein des grandes gares et même de ces quelques petites boutiques éparses dans les moins grandes. Aujourd’hui si l’on a oublié le pain, si on a fait une tâche sur sa cravate, ou si c’est l’anniversaire de madame : on a presque tout à portée de main.

 

J’ai un petit rituel : les macarons ! Depuis que j’ai fais découvrir les macarons à ma petite descendance, je suis dans l’obligation d’en rapporter quelques spécimens par semaine.  Je suis ravie de pouvoir trouver des macarons framboise à l’intérieure de la gare de Chatelet quand y en a plus à la boulangerie de l’extérieure. Je suis ravie aussi d’acheter des bidouillis à mettre dans les cheveux à Opéra ou encore de fouiner dans les boutiques de vêtements quand c’est les soldes et que j’ai horreur des boutiques bondées le soir. Là, y a peut-être moins de choix mais y a surtout moins de monde.

 

Sans compter que tout cela a drôlement dynamisé les gares et même permis de faire grandir une atmosphère de sécurité pour certaines. Les éclairages, les gens qui gravitent autour et qui y travaillent, le côté vivant des vitrines qui changent et qui brisent un peu la monotonie…

 

Oui, je suis pour les boutiques, même si je ne passe pas mon temps dedans, même si j’achète que mes macarons fréquemment… même si parfois le monsieur de la presse du quai de Chatelet (RER A) oublie de sourire ou dire merci quand je lui tends les petites pièces pour mes kitkat. C’est comme ca !


*au risque de paraître un peu déconnectée, c'est bien comme série ?
Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 15:40

Je viens de lire un billet bien sympa, qui semble dater un peu, sur un blog où je suis tombée un peu au hasard. Celui de http://chroniquesda.over-blog.com/

 

En lisant ce billet, je me suis souvenu d’une discussion dans le RER A, il y a quelques jours. Moi aussi, il m’arrive souvent d’entendre malgré moi des discussions auxquelles je meurs de prendre part. Bien entendu, la bienséance veut que l’on s’abstienne mais là j’avoue, je n’ai pas pu m’empêcher de rire…

 

Trois hommes et une jeune femme discutaient « relations », l’un d’eux semblait plus âgé que les autres, il tentait de motiver un autre de se lancer pour déclarer sa flamme à la jeune femme. Celle-ci riait en disant qu’elle n’était pas libre. Ils avaient l’air de se connaître et l’ambiance était plutôt détendue. Moi j’étais au milieu du petit groupe, tête penchée sur ma console, en essayant de ne pas trop écouter.  L’homme plus âgé :

 

-          « il faut que tu lui montre que tu t’intéresse à elle, invite la »

-          « oui mais elle est pas libre »

-          « c’est vrai, je suis pas libre » disait la jeune femme sourire aux lèvres

-          « et puis je peux pas l’inviter, j’ai pas son numéro »

-          « demande lui ! »

-          « je suis pas libre… » toujours souriante

 

L’homme plus âgé, se penche vers le deuxième homme, et lui dit :

 

-          « écoute, les femmes il faut leur montrer que tu t’intéresse à elles, elles aiment bien le savoir, faut leur offrir des fleurs, les inviter au restaurant. C’est sur si tu arrive en disant  JE TE VEUX ! »

 

C’est là que je n’ai pas pu m’empêcher de rire,  finalement tout le petit groupe a rit. L’homme âgé me regardait et disait " tu vois ! "

 

La jeune femme est partie, ainsi que le troisième homme plus discret. Une longue discussion agrémentée de conseils a suivie sur « comment montrer de l’attention a une femme ».

 

Cela peut paraître idiot, mais je connais ma moitié depuis le collège, j’ai eu d’autres histoires avant de faire ma vie avec mais je n’ai jamais vraiment vécue une situation pareille. Celle qui consiste à chercher comment montrer à une autre personne que l’on connaît à peine qu’elle nous plaît sans avoir l’air de lui sauter dessus. JE TE VEUX !

 

Je me suis donc questionnée pas mal de temps en me demandant : comment je m’y prendrais ? Qu’est ce que je dirais ? Et si un inconnu m’abordait (en général, je souris bêtement en restant polie, ou carrément j’ignore, je suis comme çà moi !), et si célibataire, l’inconnu me plaisait aussi ? C’est vrai, je trouve que c’est pas simple de montrer sa sincérité et son sérieux de nos jours dans les questions relationnels…

Voilà comment une discussion anodine occupe mes pensées toute une journée !

Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 14:03

 

Petit billet rapide, juste pour vous livrer la pensée du jour : depuis quelques années, de nombreux voyageurs occupent leur temps à jouer avec leur console portable. Certaines permettent de jouer à un même jeu sans pour autant avoir la cartouche. Et cela sans fil. C’est sympa je trouve, pourtant j’ai jamais vu personne dire à son voisin qui a la même console « Dis, tu veux jouer avec moi ? ». Ca rendrait plus convivial le trajet. Dommage…

 

Personnellement, j’ai une DS rose, j’aime jouer à pleins de jeux et je suis bonne perdante… « Dis, tu veux jouer avec moi ? »

 

Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 15:19

 

Quelques perturbations hier soir sur la ligne A, un malaise voyageur. Il fait si chaud dans les wagons… Je décide de ne pas rester bloquée à Chatelet mais de me rapprocher en allant en métro jusqu’à Nation. Là un train presque vide arrive, je monte et m’assois comme ma voisine sur un strapontin. Pas trop de voyageurs, donc je ne passe pas, encore, pour une impolie. Seulement voilà, au fur et à mesure des stations le train s’empli. Et là je vais partager les réflexions hautement philosophiques qui ont traversées mon esprit le temps de quelques stations. Etre ou ne pas être assise sur les strapontins quand il y a un peu de monde ?

 

A première vue, nous dirons qu’il faut se lever, qu’il est normal de laisser un peu de place pour laisser d’autres voyageurs monter. Oui mais voilà, hier j’avais besoin de prétextes pour rester assise (ne jetez pas tout de suite vos pavés !).

 

Je reviens sur les conditions du voyage : pas ou peu de climatisation, une journée assez remplie, une tendance à jouer les blanche neige qui s’évanouissent dès qu’il fait un peu chaud, et puis un nouveau élément : LES GENS MONTENT MEME QUAND IL N’Y A PLUS DE PLACE ! Je me suis demandé : est-ce que me lever et laisser quelques centimètres carrés de plus pour que d’autres personnes s’y engouffrent va servir la cause de mes compagnons de voyages déjà présents dans le wagon ? Je suis arrivée à cette conclusion : NON. Pourquoi ? Tout simplement parce que leur laisser cette place revient à réduire encore plus l’espace vital déjà réduit, de générer plus de chaleur, de diminuer ainsi le confort déjà faible et d’augmenter la nervosité de certains. Et surtout d’augmenter la probabilité que je m’évanouisse et donc que je fasse stopper le RER pour 45mn le temps que les pompiers me sortent de là ! Et je suis certaine que rien que pour cela, les voyageurs m’auraient remercié de ne pas m’être levée. Voilà ce que j’aurais voulu expliquer aux personnes montées tout de même et qui ont lancés des regards foudroyant vers moi et ma voisine (assise aussi)… En gros, l’air de rien, j’ai sauvé par mon « impolitesse », le temps précieux de tout un RER. Je me sens drôlement fière, je suis une héroïne en quelque sorte !

Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 10:36
Rentrer dans les terres du clan et dans le jeu pour secouer la pulpeuse après un petit détour par les galeries...
 
Message codé ? Presque ; car la publicité (et il s'agit là de référence aux affiches publicitaires) est un domaine très codifié dont l'ultime mission est de passer un message. La publicité est partout (trop ?) que ce soit dans nos villes, nos magazines, nos télés ou notre toile. Difficile d'y échapper. Même si je suis plutôt pour qu'une certaine mesure soit adoptée par les compagnies d'affichages, je dois dire que je porte un regard différent quand il s'agit d'en analyser l'image. Certains le savent, je suis un peu dans le domaine.
 
Que faire dans un RER ou un métro quand on a une série de stations à laisser défiler avant d'arriver à notre modeste demeure ? Personnellement, je varie : toujours quelques livres dans ma besace (une vraie bibliothèque portable), un lecteur mp3, mon superbe petit carnet pour y noter mes anecdotes ferroviaires, ma console de jeu (rose s'il vous plait) et surtout mes yeux curieux ! Quand il m'arrive de ne pas avoir envie de me plonger dans tout le reste, je plonge mon regard dans les affiches. Certaines sont à pleurer, d'autres insignifiantes, banales, de mauvais goût... mais certaines retiennent l'attention par leur beauté, leur originalité ou leur humour. 

clan.jpg J'ai un faible pour les affiches d'une certaine marque d'alcool (liquides banni de ma consommation pour cause de "paillardise"). Les visuels pour le Clan Campbell font partie de mes préférés. Ambiance mystérieuse, technique du noir et blanc à couper le souffle, maîtrise de la lumière... J'aurais aimé retrouver l'ambiance sur un site dédié, mais malheureusement le groupe Pernod Ricard n'a pas su en exploiter le potentiel : tout juste une brève présentation avec une photo de la bouteille à côté. Dommage... Agence : BDDP & Fils, photographes : Guzman  
  
orangina.jpg J'ai avoir toujours détesté les publicités pour la marque Orangina (sauf peut-être les très anciennes). Pourtant, j'ai trouvé assez drôle et originale la dernière campagne de la marque déjantée. Le site n'est pas mal du tout (le tout est conçu par l'agence FFL Fred Farid Lambert et la réalisation du site est de l'agence Chewing com), on y trouve originalité, musique qui fait remuer ;) et une réelle créativité ! A visiter pour y chercher visuels, goodies...




fanta.jpg Pour rester dans les boissons à base d'orange : Fanta rentre dans le jeu, et là aussi le site et les affiches sont en harmonie. J'adore l'air de Flash des visuels, le côté impertinent et cette association de gris, blanc, orange !!! Beaucoup de chose sur le site. Agence : Psyop, qui nous avait déjà ravie avec Coca-Cola.



 

  
 
lafayette.jpg Incontournables, les affiches publicitaires pour les Galeries Lafayettes. D'abord difficile de ne pas les voir sur Paris ! Sur les quais, elles trônent telles les reines de la pub. Laetitia Casta a pendant quelques temps accompagné nos longues attentes. Belle collaboration pour l'agence Aubert-Storch, Jean-Paul Goude et les Galeries. En ressort une campagne pleine de vie. Toujours différentes est pourtant identiques... On les reconnaît tout de suite ; une jolie demoiselle qui ne se prend pas au sérieux, seule ou accompagnée mais toujours au centre de l'affiche, un fond uni, une même typo à chaque fois. J'aime quand elles font appel aux clichés parisiens.
 
Après cette pause publicitaire, je vous souhaite bon courage pour cette période difficile de grèves.
Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 10:09

Comme tout à chacun, vous vous êtes déjà retrouvés dans une situation où les seuls mots qui vous viennent à l'esprit sont : "mince pourquoi est-ce que j'ai laissé passé ca ?", ou encore "j'aurais du faire ca" (plus répandu...) Comme vous, il est fréquent que je m'autoflagelle (ah ? pas vous ?) pour ne pas avoir su saisir l'instant présent et fait ce que mon coeur avait très envie de faire. Dans le fond, vous savez pertinement, que si vous ne l'avez pas fait c'est que quelque part, il ne valait mieux pas le faire. Vous suivez toujours ? Je poursuis. Ces actes manqués qui nous reviennent sans cesse à l'esprit avec un goût amer mélangé à du concentré de regret, sont-ils vraiment des actes manqués ou seulement des fantasmes qu'il valaient mieux garder en temps que tel ? A vous de voir...

Ligne C, un soir d'automne... si je pouvais me souvenir de la date... je l'oublierais de suite.

J'aime particulièrement le début d'automne pour la luminosité que l'été indien distille savament le soir venu. Je dis sans complexe que c'est là ma saison préférée. Je n'ai pas pour habitude de courir après le soleil pour un peu de hâle mais en automne je m'empresse de capter les rayons pour un peu de zenitude. Je me sens plus légère, plus libre et un sentiment de bien-être m'enveloppe lorsque je vois les couleurs automnales parsemer la végétation sous un rayon discret. Le soir en question, je tenais dans mes main un livre fort intéressant, je relevais toutefois la tête de temps à autres afin de profiter de la lumière. N'avez-vous jamais remarqué, lorsque l'on vous regarde à votre insu, comme votre regard est attiré par celui de votre espion ? Ce jour là, mon espion venait d'asie, il tenait lui aussi un livre dans les mains. Il plongea aussitôt les yeux dans son roman. Je fis de même.

Je crois bien que j'ai du relire une dizaine de fois les mêmes lignes ; nous jouâmes un moment au jeu des regards gênés. Je suis assez mal à l'aise dans ce genre de situation, je penses que lui aussi. Je ne recherche pas particulièrement d'autre moi ayant déjà ce qui me complète, mais il arrive parfois que deux personnes aient envies de se parler tout simplement. C'est ce que j'aurais sans doute fait si tout cela n'avait pas été destiné à être un acte manqué.

J'ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur autre chose. Alors, comme je savais que jamais nous nous parlerions, j'avais envie de garder un souvenir de lui. Quelque chose qui m'apprendrait un détail de ce qu'il était, de ce qu'il aimait. Je voulais connaître le titre de son livre. Je l'aurais ensuite lu pour tenter d'y découvrir mon espion. Je n'ai pas réussi. Je n'ai vu qu'une couverture au dominante blanche et japonisante, ornée d'un arbre à l'encre de chine, je sais qu'il y avait du noir, du rouge et tout se blanc...

Des stations passaient, des regards se croisaient, des soupirs s'évadaient et des regrets s'installaient. Mon espion se leva peu après moi, nous nous retrouvâmes devant la porte du wagon, l'un près de l'autre, nous frôlant presque. Mais nos regards ne se mêlèrent pas, nos visages restèrent figés. J'avais envie de lui dire quelques mots, de le regarder, ou tout simplement de lui demander le titre de son livre ; je n'ai eu qu'une attitude indifférente. Comme deux étrangers que nous étions et que nous devions rester...

Si un jour vous croisez mon espion, s'il se reconnaît, je ne voudrais savoir qu'une chose : quel était le titre du livre ?

Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 10:09

Qui a dit que l'on ne savait plus jouer comme lorsque l'on était enfant ? Je vais vous donner la recette des sièges musicaux (non, non pas chaises mais bien sièges). Je l'ai apprise (un peu à mes dépends, dois-je avouer) par d'autres voyageurs. Je dédicace cependant ce billet à la dame de la ligne A. Je pense qu'elle aurait plus sa place sur un char brésilien que dans un RER, tant son déhanché est efficace. Explications plus loin...

Donc la recette des sièges musicaux.

Ingrédients :

  • - un train bondé de monde
  • - des voyageurs. De préférence exténués par une journée de travail
  • - des sièges occupés et un ou deux libres
  • - la douce musique monotone des rails

Préparation :

Montez les voyageurs jusqu'à l'obtention d'une masse homogène. Agitez le wagon pour vérifier qu'aucun ne puisse basculer et qu'ils soient tous bien tenus les uns par les autres. Il est primordial que vos voyageurs soient bien exténués. Remplissez les sièges. Laissez mijoter le tout le temps d'une station. Videz quelques sièges en faisant revenir deux ou trois voyageurs aux portes d'accès du wagon. Attendre l'ébullition le temps que la musique des rails fasse un tour. Vous devriez alors avoir un phénomène de masse mobile vers les sièges vides. Il se peut que certains voyageurs soient un peu écrasés, d'autres repoussés vers le centre du wagon, c'est signe de la réussite de votre recette. Videz le wagon, ramassez les miettes et faites une sieste pour digérer.

Astuces : Pour que l'ébullition soit plus rapide, ajoutez une dame d'apparence bien comme il faut, dotée de coups de reins efficaces. Elle viendra tamponner la pauvre voyageuse qui attend une place depuis le début et qui commence à enfin pouvoir s'assoire. En prenant la place de la malheureuse de manière loyale (hum...) elle ajoutera un peu de piment !

Vous voyez, c'est une recette simple comme bonjour et à la portée de tous. Laissez moi juste revenir sur la dame de la ligne A que vous aurez certainement reconnue dans la recette (j'espère qu'elle passera par ce blog et qu'elle se reconnaîtra)... Comment peut-on avoir si peu de savoir-vivre pour agir ainsi ? Monter dans un train à une station et oser pousser littéralement une personne là avant et qui commence à s'assoire ? Tout cela avec la plus grande indifférence et des airs de dame bien comme il faut ? J'ai honte pour elle, encore plus quand je la revois éviter mon regard lorsque je me suis assise en face d'elle au bout de quelques stations.

Sommes-nous devenus des animaux pour nous battre pour un petit bout de territoires de quelques centimètres carrés ? Bien entendu, ce type de situation arrive tous les jours. Elle n'est dans le fond pas si grave que cela en y réfléchissant bien. Mais elle explique pourquoi ce genre de mentalité individualiste ammène des gens à aller plus loin, beaucoup plus loin...

Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 15:08

S’il est communément admis (à juste titre) que le sang est l’élément essentiel au transport des ressources énergétiques du corps, il est moins évident de dire que certains d’entre-nous, ont fait muter leur métabolisme. Ils sont extérieurement reconnaissable grâce à leurs excroissances amovibles au design plus ou moins abouti. Ce sont ces mêmes ajouts qui nécessitent une source d’énergie supplémentaire et différente. Les batteries en sont les contenants, et un réseau élaboré l’achemine continuellement. De sorte que nos êtres « mutants » se voient obligés de se relier –toujours via leurs excroissances- à certains points de leur mur d’habitation. C’est là un acte étrange mais essentiel… Les porteurs (sains ?) de ces singulières continuités auditives ont la particularité de se déplacer continuellement parés de celles-ci, si on leur demande pourquoi ils vous répondent à peu près tous la même chose : leur transhumance quotidienne en est paraît-il facilitée. Un tic semble commun à cette communauté (composée essentiellement d’électrons libres et qui désirent bien le rester), j’ai nommé : la pression digitale précise et coordonnée. Une gamme de micro-mouvements, se limitant à un espace réduit au-dessus du boîtier central, interagissant directement avec l’auteur. Vous avez sans-doute reconnu les mélomanes mobiles.

 
Dans un registre plus sérieux (quoique…) je vous ferai partager ici, mon expérience du port de lecteur mp3. Ma playlist (je revendique passionnément l’utilisation de cet anglicisme très « in », une fois n’est pas coutume) est un joyeux fourbi dans lequel se trouvent, lovés dans une union improbable, des personnalités plus ou moins vivantes. Ainsi Piaf côtoie Cure, doucement enveloppés de leur éternel noir vestimentaire. Daho provoque en duel Enya sur une falaise au soleil. Quant à Charlélie Couture, il prend un avion sans elle en destination du Japon afin de chanter toute la nuit avec Gackt et Akeboshi. Montand appelle, en vain, Barbara partie sur son aigle noir alors que les feuilles mortes se ramassent à la pelle. Je hurle intérieurement à la Corse un majestueux Aspettami, accompagnée des chœurs des I muvrini. Mc Sniper victime d’un Winstruck (avis aux amateurs de drama coréens…) pleure son BK love. Fiori et Goldman se sont partagé la belle, celle-ci est désormais partie vers d’autres horizons, qu’à cela ne tienne, les I messageri se chargeront d’écrire une « lettera »… Si Eric Serra plonge dans les profondeurs du Grand Bleu c’est pour remonter à la surface les vestiges de Metropolis. Fritz Lang serait-il fier de savoir les images de son film trottant dans ma frêle mémoire alors que je me dirige vers les escaliers bondés de monde ?
 

Pas de préférence pour l’une ou l’autre de ces musiques, elles se libèrent de leur carcan métallique au gré des mes humeurs, parfois ce sont elles qui créent mes humeurs. Les timbres des voix me poussent vers l’avant, m’englobe dans un cocon douillet ou bien me lie au passé de gare en gare. Je ne vois plus les murs sales, les sièges usés et les visages tendus par la prétention, tout cela est remplacé par des morceaux d’images surranées, fanstasmées ou hybrides. Je n’entends que les sons des instruments rythmant les mouvements saccadés des wagons. Et tout autour de moi, s’entremêlent des êtres muets. Ces bulles sonores, véritables paniers à madeleines de Proust, deviennent alors les alliers intimes de nos voyages. C’est pour cette même raison qu’il se doivent de rester discrets…

Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /Juin /2007 13:52

metro.jpg Ce billet aurait pu être écrit il y a environ trois ans...

Pourquoi maintenant ? pourquoi pas ? les souvenirs ne sont ils pas intemporels...

Ligne 4, entre St Michel et Chatelet...

Je tiens une version du Ventre de Paris, une édition des années 70. Mon goût pour le passé passe parfois pour de l'obsession, mais c'est que de nos jours, les livres n'ont plus d'odeur, ils n'ont pas non plus la couleur surannée qui les rend si fragiles et si précieux. Je suis plongée dans la "série" des Rougon Marquart depuis quelques semaines. Ce n'est pas la misère ou les vices humains qui m'attirent, et je crois bien que je ne sais pas vraiment ce qui me fait perdre dans les oeuvres de Zola. Le passé justement ? Ces descriptions d'un temps révolu ou d'un Paris qui n'est plus, ayant vendu son âme à la modernité et bradé son caractère au profit de je ne sais quelle identité tapageuse et pourtant si fade.

Le temps entre deux stations est court, je garde la main sur mon livre mais je ne l'ouvre pas, j'observe les gens qui m'entourent. Il y a comme chaque soir, un petit éventail du peuple parisien et des ses alentours. Le ventripotent métro deverse son flux et se re-charge immuablement. Tous ne font qu'un, alliant leur diversité pour créer un tout presque uniforme de monotonie et de pâleur émotionnelle.

Mon regard est cependant comme happé par une femme. Elle doit avoir la trentaine, les cheveux blonds, la peau blanche, le regard pétillant sur un visage surplombant un corps dont les rondeurs -qui lui feraient du tort dans une comparaison avec les canons modernes de la beauté - sont comme des atouts vengeur, sucitant l'envie inavoué de se perdre dans ses bras la joue posée contre son sein aimant à écouter son coeur battre. Elle se détache du décor comme une muse dans un clair obscur de Poussin. Quoique la pâleur de sa peau laiteuse la placerait tout aussi bien dans une toile de Vermer. Elle est là, comme perdue dans ce petit enfer urbain, une oeuvre de la nature laissée à elle même dans les dédales bétonnés et ferrailleux. Elle ne semble pourtant pas en prendre ombrage et de son léger sourire sur les lèvres elle défie la grisaille.

Elle ne remarque pas que je la regarde, elle ne sait pas non plus que je la trouve belle, que j'aimerais être réalistrice pour la voir incarner Lisa Maquart à qui elle ressemble tant. Je la vois portant son tablier blanc, sur le pas de porte de sa charcuterie parisienne, son sourire ravissant les passants, faisant rougir les plus vieux et baisser les yeux des plus jeunes. Je la vois sur grand écran, illuminant la salle obscure comme elle illumine discrètement le wagon en ce moment... elle ne sait pas tout çà, ne le saura jamais... mais moi je me souviendrais toujours de cette femme qui m'a donné le plaisir d'être une fois dans ma vie réalisatrice le temps d'une station. Merci Lisa, puisque je ne connais pas votre prénom...

Par Gyp6
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Transport émoi
  • Transport émoi
  • : paris train anecdotes transports Actualité
  • : Comme beaucoup, je prends les transports en commun. La capitale offre ce qu'il y a de plus triste et de plus gai, une oxymore citadine que j'observe avec plus ou moins d'amusement, de crainte, ou de rêverie... Je partage ici quelques anecdotes, sans grandes portées pour le monde, si ce n'est de faire passer le temps à quelques voyageurs du net. Bon voyage...
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Calendrier

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus